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2. Spécificité de la coopération décentralisée

Dernier ajout : 23 juin 2013.

En étant confronté en permanence à d’autres modes d’organisation et de faire, les professionnels de l’international ont acquis l’intime conviction que l’engagement d’une collectivité territoriale dans un partenariat international impacte peu ou prou les différents acteurs concernés mais également les territoires. Aussi même si le partenariat trouve sa source dans une ambition charitable ou une simple recherche de financements européens pour un projet apparemment local, l’action internationale des collectivités a des effets aussi bien sur les services que les territoires.

Au regard de ces éléments et afin de maîtriser les retombées sur l’institution et le territoire, on doit envisager la politique internationale de la collectivité à l’heure de la mondialisation comme moyen de mobilisation des équipes, d’amélioration constante des organisations, de connaissance de leur environnement global et également comme outil de résolution de problématiques du territoire. La question de la légitimité de l’action internationale des collectivités territoriales mérite également d’être interrogée sous l’angle de la spécificité de ce mode de coopération par rapport à d’autres acteurs (associations, ONG, aide bilatérale ou multilatérale des Etats…).

Raisons pour lesquelles à l’heure de réductions budgétaires et de questionnements sur l’organisation future des collectivités territoriales, il apparaît pertinent de s’intéresser aux apports de ces politiques internationales tant au niveau des administrations décentralisées qu’à celui des territoires mais également d’interroger l’apport spécifique de celles-ci au regard des autres collèges d’acteurs.

De nombreux travaux existent d’ores et déjà sur ces différentes thématiques. Ce chantier propose de les analyser, de les exploiter, de les confronter à nos expériences et de les compléter par des études propres, afin de mobiliser les décideurs sur ces différents thèmes. Il s’agira donc de définir le « pourquoi agir ».

Au niveau des services et des collectivités il s’agit de montrer en quoi leurs modalités de fonctionnement et leurs pratiques, qu’elles soient celles que l’on retrouve communément au sein des services des relations internationales telles l’animation territoriale, les relations avec les associations ou encore le management et le montage de projets (etc.) ou celles des services opérationnels et fonctionnels (santé, culture, planification territoriale, urbanisme, …), ont à gagner du développement de partenariats à l’international.

Il est également proposé de revenir sur l’impact local de ces politiques qui, étant identifiées comme vecteur de l’aide publique au développement, ne sont généralement pas analysées sous l’angle des bénéfices directs pour la collectivité du Nord. Ce travail obligera à s’interroger sur l’intérêt local conféré de fait par l’avènement de ces politiques publiques en compétence d’attribution grâce à la loi Thiollière, mais plus encore obligera l’ARRICOD à définir le type de retombées locales qu’elle souhaite promouvoir.

Enfin ce chantier visera à vérifier et montrer la spécificité de l’action internationale des collectivités territoriales par rapport à d’autres collèges d’acteurs. Ces travaux permettront d’asseoir, nous l’espérons, ces politiques et les professionnels chargés de leur mise en oeuvre.

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