Articles marqués avec ‘Publications’

Publications ARRICOD

 

Le guide de l’action internationale économique des collectivités territoriales

Après plusieurs années de labeur, groupes de travail, séminaires et enquêtes, l’ARRICOD vient de publier avec le soutien de l’AFD le « guide de l’action internationale économique des collectivités territoriales ».

L’ouvrage est destiné aux professionnels de l’action internationale ainsi qu’aux acteurs du développement économique local ; il vise à faire le point sur ce champs d’action et ses composantes (promotion, internationalisation économique, coopération) et à présenter les objectifs, outils, méthodes et acteurs de chacune d’entre elles ; enfin, il promeut une action complémentaire et coordonnée avec les autres types d’action internationale.

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La vision de l’AEICT

Constitué en réseau d’échanges et de réflexion, l’ARRICOD a formalisé une vision de l’AEICT qui lui a permis de prendre part à la réflexion concernant le cadre juridique de « l’Action extérieure des collectivités territoriales ». Cette vision a été reprise dans un document de synthèse que vous pourrez trouver ci-dessous et qui traite des différentes caractéristiques de l’AEICT selon nous.

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Idées reçues sur l’Action internationale des collectivités territoriales

couv-action-internationale-arricodFruit de la réflexion menée par les praticiens de l’association qui ont souhaité apporter leur contribution au débat concernant cette politique
dans le cadre du projet triennal 2010 – 2012, cet ouvrage, édité par Le Cavalier Bleu dans la collection « idées reçues » et en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD), a pour ambition de déconstruire les idées reçues dont l’action internationale et européenne des collectivités territoriales, politique méconnue, fait encore bien souvent l’objet.

« L’action Internationale des collectivités territoriales » s’attaque aux thèmes de la légitimité, de la spécificité, de l’intérêt de cette action et du métier de ses agents à travers quelques-uns des clichés les plus fréquents :

L’image ringarde selon laquelle « L’action extérieure des collectivités territoriales ce sont les ‘’ jumelages choucroutes ‘’ » se retrouve confrontée à l’historique de l’ouverture des collectivités, européenne tout d’abord, internationale ensuite ; de la réconciliation franco-allemande au forum mondial de l’eau à Marseille en 2012.

A ceux et celles qui considèrent la coopération internationale comme « une belle intention, mais qui coute cher au territoire et n’a pas vraiment d’impact sur le territoire », l’ouvrage répond en évoquant la démocratie participative et les dynamiques locales permises par ces actions.
Les perspectives de carrière des agents de l’action internationale, souvent considérées comme nulles sont-elles-aussi mises à l’épreuve de la réalité de ces métiers et de leurs compétences pour rappeler qu’il s’agit d’autre chose que d’une « bonne planque » pour les professionnels de ce domaine.

Sans doute, avez-vous vous-même, en tant que professionnel de l’AEICT, déjà été-e confronté-e aux idées reçues dont fait l’objet cette politique. Quels-ont été ceux qui vous ont le plus marqué et quelles réponses y avez-vous trouvé ?

Autres publications

Retrouvez ici les publications de nos partenaires en lien avec l’AEICT. Par ailleurs n’hésitez pas à les commenter ci-dessous afin d’enrichir les échanges, ou encore, à nous transmettre vos productions, si vous souhaitez les voir publiées sur cette page.

L’ARRICOD : L’ASSOCIATION QUI SOUHAITE INTERNATIONALISER LES COLLECTIVITÉS

Afin de promouvoir l’action internationale des collectivités territoriales, l’association ARRICOD publie un guide pratique à destination des collectivités. L’objectif est de rappeler que les collectivités locales peuvent aussi agir à l’international.

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Livret « Des municipalités qui agissent »

L’ARRICOD a été l’un des premiers espaces de réflexion à avoir théorisé la notion d’internationalisation du territoire, comme l’une des spécificités de l’action internationale des collectivités locales. Elle a très tôt mis en avant l’importance de mesurer localement cette ouverture au monde, mettre en avant les atouts de nos territoires et construire des projets sur ses spécificités, donner une dimension internationale aux différentes politiques publiques.

Parmi ces spécificités, les apports des mouvements historiques d’émigration et d’immigration de et vers nos territoires, nos traditions d’accueil et d’ouverture vers d’autres cultures. Une dimension internationale humaine souvent à la base de nos jumelages, de nos projets d’échanges, de nos animations culturelles.

C’est tout logiquement qu’en 2015, l’ARRICOD a ouvert un chantier de travail sur les liens entre migrations et AICT : en faisant le tour des initiatives locales françaises en la matière, tout en réinterrogeant leur sens, en comprenant le rôle joué spécifiquement par les agents à l’international, et en comparant aux pratiques de nos collègues étrangers (allemands, mexicains, libanais…). Depuis 2015, plusieurs groupes de travail et ateliers ont été menés, des travaux universitaires ont été lancés, et l’ARRICOD est intervenue à plusieurs reprises, en France comme à l’étranger, pour présenter l’avancée de ses réflexions. Elle a même eu le privilège de piloter un « main event » des Assises européennes de la coopération de 2017, consacré exclusivement à ce sujet.

C’est tout ce travail qui est aujourd’hui valorisé par le recueil « Des municipalités qui agissent », réalisé par un collectif associatif comprenant notamment Emmaüs International.

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Livre Blanc  « Diplomatie et Territoires » – MAEDI

Dans la continuité du rapport Laigniel de 2013 et de la récente réforme territoriale, le livre blanc « Diplomatie et Territoires » a été adopté par les membres de la CNCD lors de leur réunion du 23 novembre 2016 afin d’analyser l’évolution de l’AEICT et ses enjeux et d’accompagner l’Etat et les collectivités territoriales à travers 21 recommandations destinées à améliorer leur partenariat.

Le rapport est disponible sur la page diplomatie gouv.


Tumblr : la mobilité européenne et internationale des fonctionnaires territoriaux – l’INET et le CNFPT

L’INET a mis en ligne une plateforme TUMBLR sur la mobilité européenne et internationale des fonctionnaires territoriaux. Elle permet de centraliser de nombreuses informations éparses sur les possibilités de mobilité en Europe et à l’international afin de la promouvoir dans la fonction publique territoriale où elle reste marginale.
Les différentes possibilités de mobilité sont ainsi recensées en 6 catégories : Institutions européennes, Représentation de collectivité,  Structure transfrontalière, Collectivité territoriale, Organisme international et Volontariat. Cette plateforme TUMBLR a été enrichie de témoignages qui la rendent vivante et imagent ces différentes possibilités de mobilité. La page d’accueil est également composée d’articles de presse en relation avec la mobilité. Tous ces éléments participent à la création d’une plateforme qui recense les opportunités de mobilité européenne et internationale et aiguille les agents territoriaux intéressés par ce type de mobilités.

« Regards croisés » sur l’internationalisation du territoire réalisé à Grenoble – Observatoire partenarial du Y grenoblois

« Le nouveau « Regards croisés » de l’OBS’y vient de paraître. Comme les précédents (Tous égaux devant la santé ? ; Trajectoires résidentielles ; Précarité et vulnérabilité énergétiques…), il vise à appréhender collectivement un sujet majeur, en croisant les connaissances des partenaires de son élaboration. Il s’agit ici d’identifier et d’analyser les facteurs d’internationalisation du territoire grenoblois, dans leurs multiples dimensions.

Écrite à plusieurs mains (sous le pilotage de Gabriel Voisin-Fradin, chargé de veille et coopération économique internationale à Grenoble-Alpes Métropole), la publication s’est donné pour objectifs :
– d’établir un état des lieux des pratiques d’observation sur l’internationalisation du territoire, un sujet appréhendé de manière globale et non pas seulement centré, comme le plus souvent, sur les seuls facteurs d’attractivité, de suivi ou de promotion du territoire ;
– de doter  les acteurs d’une vision d’ensemble et commune de l’internationalisation du bassin grenoblois ;
– d’élaborer un outil d’aide à la décision par une meilleure compréhension des enjeux liés à l’international. »

Les structures suivantes ont participé à sa rédaction :
Département de l’Isère, AEPI, Grenoble-Alpes Métropole, Ville de Grenoble, COMUE Université Grenoble Alpes, CCI Grenoble, Agence d’urbanisme de la région grenobloise, Rectorat de l’académie de Grenoble, CHU, Isère Tourisme, Calliope, Itinéraire international.

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Les alliances de villes et de collectivités territoriales comme embryon d’un monde nouveau – Eugène D. Zapata Garesché

Cet article prétend démontrer qu’au sein des relations internationales, les villes et les collectivités territoriales, au-delà de la compétition, ont des espaces d’opportunités pour collaborer dans une autre logique, plus solidaire. L’auteur envisage une nouvelle génération de travail en réseau, à la différence des associations traditionnelles de municipalités qui se sont centrées sur des thèmes de représentation ou de revendication. Il assure que les maires ne doivent plus seulement frapper à la porte des Etats pour faire partie de leur système, mais plutôt créer un schéma d’organisation mondiale plus adapté aux aspirations locales, en travaillant pour des résultats concrets et guidés par un agenda propre.

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L’Etat régalien et les politiques diplomatiques (Mémoire) – Benoit Prévost

Ce travail de mémoire réalisé dans le cadre d’un mémoire au sein de l’Ecole doctorale de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris par Benoit Prévost à reçu les félicitations du jury.

L’Etat régalien et les pratiques diplomatiques décentralisées – 2017 – Benoit PREVOST

Publications des membres de l’ARRICOD

L’action internationale des villes et des collectivités territoriales

De Yves Viltard

Publié dans la revue « politique étrangère », numéro 3/2020 sur l’ Action Internationale des villes et des collectivités territoriale, Yves Viltard propose une mise en perspective de cette action à l’heure du Covid-19.
Son approche est celle de la science politique et plus précisément des Relations Internationales.
La question est de comprendre l’institutionnalisation de l’AIECT et la formation d’un métier, celui de « diplomate à la Mairie ».

La mutualisation de projets de coopération décentralisée des collectivités territoriales françaises

De Laura Mezei 

La forme de collaboration la plus approfondie, la plus ambitieuse et la plus complexe est probablement celle de la mutualisation. Quelques CTF expérimentent la mutualisation de projets de coopération décentralisée avec d’autres collectivités, où viennent parfois s’ajouter d’autres acteurs, notamment les ONG.
Les motivations, contraintes et modes d’organisation des CTF qui s’engagent dans des projets mutualisés sont ici observés et analysés pour tenter de répondre à la question suivante : tous les projets relevant de la coopération décentralisée des CTF gagneraient-ils à être mutualisés ?
Nous nous intéressons d’abord aux raisons pour lesquelles la mutualisation est encouragée et aux moyens déployés au plus haut niveau. Suit une réflexion concernant l’appropriation de l’idée de mutualisation par les acteurs de terrain. Enfin, nous nous interrogeons sur l’avenir de la mutualisation.

L’évolution de l’Action internationale des collectivités territoriales vue par ses artisans

De Hadrien Rozier

La raison d’être de l’ARRICOD, depuis 25 ans, est notamment d’observer et d’accompagner les professionnels de la coopération décentralisée et de l’AICT dans leur métier.

Dans le cadre du chantier de recherche piloté par l’AFD, CIEDEL, Sorbonne, CUF, intitulé : « Internationalisation des territoires : de la genèse à la crise de la coopération décentralisée », l’ARRICOD a décidé d’interroger les praticiens sur leur propre perception de l’évolution de l’AICT et du métier.

Les enseignements ont été très riches – entre convergences franches et divergences plus incertaines, et afin de lancer cette table ronde, je vous propose simplement d’évoquer certains d’entre eux les plus évocateurs :

D’abord, près de 90% des techniciens s’accordent sur au moins trois constats :

  • L’hégémonie du concept d’AIECT, qui englobe quantité de déclinaisons, comme la coopération décentralisée,
  • un véritable métier de chargé de RI / AICT en collectivité est en passe d’achever sa professionnalisation,
  • ils considèrent le monde comme un tout et n’en détache pas l’Europe en termes stratégiques.

Dans une seconde mesure, ce sont près de 60 à 70% de techniciens qui estiment que :

  • Tout territoire devrait s’emparer de sa dimension internationale aujourd’hui dont il dispose de manière intrinsèque,
  • plus de 70% aussi observent la croissance d’une priorité économique donnée aux projets RI dans une logique de retombées et de développement local,
  • autant observent un paradoxe : l’internationalité augmente mais l’AICT ne grandit pas et est remise en cause.

Enfin, les avis divergent fortement sur deux autres considérations qui peuvent paraître importantes :

  • Les avis sont partagés de manière égale quant à la légitimité politique acquise ou non par l’AICT dans le paysage territorial,
  • les avis se divisent également entre ceux qui voient que des actions de rayonnement s’imposent aux autres actions telles que la SI, et ceux qui estiment que rayonnement et solidarité sont tout à fait complémentaires.

Ainsi, les réponses et verbatim recueillis par l’ARRICOD qui en a fait la synthèse, sont autant de points de réflexion révélant les enjeux du débat d’aujourd’hui, emprunts de remises en cause et de questionnements.

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Colloque du CIEDEL : synthèse et contributions

Le CIEDEL a organisé les 11 et 12 décembre 2017 un colloque consacré aux enjeux, dynamiques et perspectives de l’internationalisation des territoires. L’occasion pour les professionnels de l’AEICT et les chercheurs engagés sur ce terrain de recherches, d’échanger sur les modalités de l’action publique locale.

Au cours de ces 2 jours de colloque, plusieurs décennies d’engagement local à l’international ont été explorées, sur la base des témoignages des acteurs. L’éclairage de chercheurs mobilisés depuis plusieurs mois par l’équipe du CIEDEL au cours d’ateliers préparatoires, a permis de mettre en perspective les évolutions récentes de l’AEICT : la mesure des impacts sur les territoires français, les conséquences des alternances politiques dans les exécutifs des collectivités, les réformes territoriales issues des lois MapTam et NOTRe, l’apparition de nouvelles thématiques d’échanges, le passage de la « coopération au développement » à une « coopération économique », etc. Autant de sujets déjà étudiés au cours des différents chantiers de l’ARRICOD.

L’association était présente pour contribuer aux débats avec les interventions de plusieurs adhérents sur des thèmes variés : étude territoriale sur la coopération économique, coexistence et articulation des logiques « solidarité » et « économique », évolutions de l’AEICT, etc.

Le CIEDEL a mis en ligne la synthèse du colloque ainsi que les nombreuses contributions, notamment celles des membres de l’ARRICOD :

Eric Recoura : http://www.ciedel.org/wp-content/uploads/2018/04/3.3.-ARRICOD.pdf

Fleur Ferry : http://www.ciedel.org/wp-content/uploads/2018/03/3.1.-Fleur-FERRY.pdf

Hadrien Rozier : http://www.ciedel.org/wp-content/uploads/2018/04/5.1.-Hadrien-ROZIER.pdf

Gabriel Voisin-Fradin : http://www.ciedel.org/wp-content/uploads/2018/03/3.2.-Gabriel-VOISIN-FRADIN.pdf

Retrouvez l’intégralité des contributions en cliquant ici.

Vous êtes cordialement invités à réagir via le site ou en nous interpellant via notre adresse arricod@gmail.com ou encore lors de nos prochaines Universités les 6 et 7 décembre 2018.


L’ACTION INTERNATIONALE DES MÉTROPOLES EN QUESTION

Entre attractivité et pratiques de coopération

de Hadrien Rozier
lauréat 2015 des prix Masters de l’INET Strasbourg

Publié aux éditions l’Harmattan

A l’aune de la récente recomposition de la carte territoriale, les métropoles sont devenues des acteurs de premier plan, dotées de compétences renforcées et de nouveaux enjeux. Parmi ceux-là, l’action internationale semble aujourd’hui se conjuguer entre attractivité du territoire à usage compétitif d’une part, et coopération décentralisée d’autre part. La présente étude pose sur le sujet un questionnement essentiel : sous quelle forme pourrait-on faire de l’action internationale une politique publique locale ?

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THESE : L’action internationale des collectivités territoriales : un outil de développement des territoires français ?

Par Elise Garcia
Sous la direction de Sid-Ahmed Souiah et Élisabeth Auclair.

Soutenue le 19 décembre 2013 à Cergy Pontoise


Résumé :
 Le mouvement accru de rationalisation des dépenses publiques conduit les acteurs publics français et notamment les collectivités territoriales à faire de nombreux choix et arbitrages parmi les initiatives menées en-dehors du champ traditionnel de leurs compétences obligatoires. « Que faire de l’Action Internationale ? » est au centre des débats, alors que la demande sociale est toujours plus conséquente sur les territoires français. Comment comprendre qu’en parallèle des efforts de plus en plus importants demandés aux citoyens, on dépense de l’argent public ailleurs? En période de crise, certaines politiques publiques sont remises en question et peuvent paraître superflues. Au premier regard, l’action internationale est de celles-ci. Ce travail vise à répondre à la question suivante : pourquoi les collectivités territoriales coopèrent-elles à l’échelle internationale ?

Les actions internationales des collectivités territoriales relèvent historiquement d’une démarche de solidarité internationale. La perception de la coopération décentralisée comme outil d’aide au développement dans les pays partenaires est, encore aujourd’hui, une réalité constamment rappelée dans les discours des élus locaux, des associations partenaires, et de l’Etat. Aussi, la coopération décentralisée ne révolutionne-t-elle pas les objectifs généraux de l’Aide Publique au Développement, dans la mesure où elle constitue davantage un changement d’échelle qu’un changement de modèle. Pourtant, ces dernières années, apparaissent des visions plus « stratégiques » de l’AICT, qui a connu des évolutions en termes notamment de diversification géographiques et thématiques. On voit ainsi se développer de plus en plus d‘actions internationales à caractère économique ou visant le rayonnement des territoires et leurs positionnement sur la scène internationale.

En 2013, l’Action Internationale des Collectivités Territoriales se situe donc, selon les contextes, quelque part entre l’aide et une véritable co-opération. La nécessaire synthèse entre les attentes émises par les collectivités territoriales étrangères et l’intérêt local pour les territoires français oblige alors à questionner les aspects fondamentaux que sont le partenariat et la marge de négociation des deux parties. La réciprocité peut-elle exister ? Est-il possible de penser l’Action internationale comme un outil de résolution des problématiques locales ? De quelle(s) manière les expériences des collectivités territoriales partenaires peuvent elles représenter des sources d’inspiration et d’innovation utiles au développement des territoires français ? Ces différentes questions nous amèneront à interroger la place de l’Action internationale au sein des politiques publiques locales : une compétence à part entière ou un mode d’exercice et d’amélioration des compétences « traditionnelles » ?

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THESE : L’action extérieure des collectivités territoriales françaises : étude de la mise en œuvre d’une action publique transsectorielle, vecteur d’articulation entre territoires et scène extérieure

Par Mary Gely
Sous la direction de Jean Lapèze

Soutenue le 25 janvier 2016 à Grenoble

Résumé : « Ce travail de thèse a pour objectif de mettre en lumière les raisons et les manières avec lesquelles sont actuellement mises en œuvre des actions extérieures des collectivités territoriales (AECT). En effet, malgré un contexte « tendu » les collectivités territoriales continuent de développer des actions en lien avec l’international. Alors que se multiplient les discours sur la réciprocité et sont mis en avant les partenariats « gagnant-gagnant », on se demandera quels sont réellement les impacts des actions extérieures pour les territoires locaux français : Existe-t-il une cohérence entre les impacts escomptés et ceux réellement observables sur le territoire ? De même, on s’interrogera sur les logiques sous-tendant ces actions : La logique de solidarité internationale est-elle dépassée ? Le « référentiel » de l’action extérieure est-il en train d’évoluer ? Enfin, seront questionnées les modalités effectives de mise en œuvre des actions extérieures dans, et par, les collectivités territoriales : Quels sont les acteurs, internes et externes, impliqués ? Selon quelles modalités participent-ils à ce processus ? En ce sens, en se basant notamment sur notre expérience CIFRE en « coopération décentralisée » ainsi que sur une série d’entretiens de professionnels, sera appréhendée la mise en œuvre des AECT « par le bas » dans une approche proche de la sociologie de l’action publique. De plus, afin de saisir plus globalement cet « objet frontière », notre recherche alliera sciences du territoire et études des relations internationales. »

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