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Publications des membres de l’ARRICOD

28 Juil 2016
ARRICOD

L’ACTION INTERNATIONALE DES MÉTROPOLES EN QUESTION

Entre attractivité et pratiques de coopération

 

de Hadrien Rozier
lauréat 2015 des prix Masters de l’INET Strasbourg

Publié aux éditions l’Harmattan

A l’aune de la récente recomposition de la carte territoriale, les métropoles sont devenues des acteurs de premier plan, dotées de compétences renforcées et de nouveaux enjeux. Parmi ceux-là, l’action internationale semble aujourd’hui se conjuguer entre attractivité du territoire à usage compétitif d’une part, et coopération décentralisée d’autre part. La présente étude pose sur le sujet un questionnement essentiel : sous quelle forme pourrait-on faire de l’action internationale une politique publique locale ?

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THESE : L’action internationale des collectivités territoriales : un outil de développement des territoires français ?

 

Par Elise Garcia
Sous la direction de Sid-Ahmed Souiah et Élisabeth Auclair.

Soutenue le 19 décembre 2013 à Cergy Pontoise


Résumé :
 Le mouvement accru de rationalisation des dépenses publiques conduit les acteurs publics français et notamment les collectivités territoriales à faire de nombreux choix et arbitrages parmi les initiatives menées en-dehors du champ traditionnel de leurs compétences obligatoires. « Que faire de l’Action Internationale ? » est au centre des débats, alors que la demande sociale est toujours plus conséquente sur les territoires français. Comment comprendre qu’en parallèle des efforts de plus en plus importants demandés aux citoyens, on dépense de l’argent public ailleurs? En période de crise, certaines politiques publiques sont remises en question et peuvent paraître superflues. Au premier regard, l’action internationale est de celles-ci. Ce travail vise à répondre à la question suivante : pourquoi les collectivités territoriales coopèrent-elles à l’échelle internationale ?

Les actions internationales des collectivités territoriales relèvent historiquement d’une démarche de solidarité internationale. La perception de la coopération décentralisée comme outil d’aide au développement dans les pays partenaires est, encore aujourd’hui, une réalité constamment rappelée dans les discours des élus locaux, des associations partenaires, et de l’Etat. Aussi, la coopération décentralisée ne révolutionne-t-elle pas les objectifs généraux de l’Aide Publique au Développement, dans la mesure où elle constitue davantage un changement d’échelle qu’un changement de modèle. Pourtant, ces dernières années, apparaissent des visions plus « stratégiques » de l’AICT, qui a connu des évolutions en termes notamment de diversification géographiques et thématiques. On voit ainsi se développer de plus en plus d‘actions internationales à caractère économique ou visant le rayonnement des territoires et leurs positionnement sur la scène internationale.

En 2013, l’Action Internationale des Collectivités Territoriales se situe donc, selon les contextes, quelque part entre l’aide et une véritable co-opération. La nécessaire synthèse entre les attentes émises par les collectivités territoriales étrangères et l’intérêt local pour les territoires français oblige alors à questionner les aspects fondamentaux que sont le partenariat et la marge de négociation des deux parties. La réciprocité peut-elle exister ? Est-il possible de penser l’Action internationale comme un outil de résolution des problématiques locales ? De quelle(s) manière les expériences des collectivités territoriales partenaires peuvent elles représenter des sources d’inspiration et d’innovation utiles au développement des territoires français ? Ces différentes questions nous amèneront à interroger la place de l’Action internationale au sein des politiques publiques locales : une compétence à part entière ou un mode d’exercice et d’amélioration des compétences « traditionnelles » ?

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THESE : L’action extérieure des collectivités territoriales françaises : étude de la mise en œuvre d’une action publique transsectorielle, vecteur d’articulation entre territoires et scène extérieure

 

 

Par Mary Gely
Sous la direction de Jean Lapèze

Soutenue le 25 janvier 2016 à Grenoble

Résumé : « Ce travail de thèse a pour objectif de mettre en lumière les raisons et les manières avec lesquelles sont actuellement mises en œuvre des actions extérieures des collectivités territoriales (AECT). En effet, malgré un contexte « tendu » les collectivités territoriales continuent de développer des actions en lien avec l’international. Alors que se multiplient les discours sur la réciprocité et sont mis en avant les partenariats « gagnant-gagnant », on se demandera quels sont réellement les impacts des actions extérieures pour les territoires locaux français : Existe-t-il une cohérence entre les impacts escomptés et ceux réellement observables sur le territoire ? De même, on s’interrogera sur les logiques sous-tendant ces actions : La logique de solidarité internationale est-elle dépassée ? Le « référentiel » de l’action extérieure est-il en train d’évoluer ? Enfin, seront questionnées les modalités effectives de mise en œuvre des actions extérieures dans, et par, les collectivités territoriales : Quels sont les acteurs, internes et externes, impliqués ? Selon quelles modalités participent-ils à ce processus ? En ce sens, en se basant notamment sur notre expérience CIFRE en « coopération décentralisée » ainsi que sur une série d’entretiens de professionnels, sera appréhendée la mise en œuvre des AECT « par le bas » dans une approche proche de la sociologie de l’action publique. De plus, afin de saisir plus globalement cet « objet frontière », notre recherche alliera sciences du territoire et études des relations internationales. »

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